Ils vont tuer Robert Kennedy

Ils vont tuer Robert Kennedy

Marc Dugain

Gallimard

  • par (Libraire)
    6 janvier 2018

    un bon marc Dugain

    Ecriture fluide, style soutenu. Marc Dugain nous emporte avec son roman passionnant aux États-Unis et la face caché du rêve américain.


  • 31 décembre 2017

    Ils vont tuer Robert Kennedy

    Sur la couverture il est bien écrit "Roman". Ce n'est donc pas un livre d'histoire, même si Marc Dugain a magistralement utilisé le matériau historique pour l'intégrer à son récit. Il fait ainsi le beau portrait d'un Robert Kennedy complexe, touchant par son humanité, idéaliste mais lucide et tragique. Le narrateur, professeur d'histoire contemporaine, enquête à la fois sur l'assassinat de "Bobby" et sur la disparition de ses parents. Peu à peu, ces deux énigmes n'en font plus qu'une. Le narrateur se débat dans un filet ... qu'il tisse peut-être lui-même?


  • par (Libraire)
    30 octobre 2017

    Fascinant

    Revenant brillamment et passionnément à ses obsessions autour de la famille Kennedy, Marc Dugain offre bien plus qu'un roman enquête autour de la vie et la mort de Robert Kennedy, assassiné quelques années après son frère. Il trouble et interroge longuement le lecteur avec ce roman vertigineux sur le vrai, le faux, le vraisemblable, les mensonges, les dissimulations, les théories du complot et le pouvoir, un lecteur lui-même manipulé mais pour son plus grand plaisir tant il est entraîné par les qualités narratives et littéraires du romancier. Fascinant.


  • 29 octobre 2017

    enquête, Kennedy

    Tout le monde sait qu’ils ont tué aussi Robert Kennedy. Mais qui sont ces ils ?
    D’après le narrateur, ce n’est pas la mafia, mais plutôt le conglomérat militaro-pétrolier. Oui, parce que les fils Kennedy sont plutôt des pacifistes dans l’âme. Et puis le père, Joe, était lié à la mafia.
    Si tout le monde connaît la « balle magique » qui a tué JFK, j’ai découvert le pistolet magique qui a tué RFK capable de tirer 11 balles alors que le chargeur ne peut ne contenir que 8. Et bizarrement, les preuves et les témoins disparaissent aussi plus ou moins rapidement.
    J’ai aimé suivre en parallèle l’enquête du narrateur sur sa famille, un peu capillo-tractée, mais ces chapitres alternés permettent une respiration dans l’histoire Kennedy.
    J’ai aimé la démystification du clan qui se faisait littéralement passer les femmes comme les postes de pouvoir.
    Pauvre Bobby qui ne se remet pas de la mort de son frère, devenant dépressif et ne trouvant de l’énergie que lors de ses campagnes.
    J’ai aimé que l’auteur me parle de la théorie du complot qui ne cesse de résonner de nos jours (les attentats du 11 Septembre, entre autre), ainsi que de notre société devenue gavée de sucrée et de programmes télés. Les paranoïaques et les lanceurs d’alerte ne seront-ils pas nos sauveurs ?

    J’ai aimé le souffle romanesque du roman, les longues phrases envoûtantes du narrateur, comme hypnotiques.

    Merci, M. Dugain, j’ai encore passé un excellent moment de lecture intelligent avec votre roman.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du dernier fils, Ted, qui ne pourra jamais exhausser le voeux du patriarche en laissant mourir sa passagère dans sa voiture.

    Quelques citations :

    « Il était selon elle aussi difficile de progresser sur l’histoire de la Résistance française que sur l’assassinat des frères Kennedy. » (p.286)

    « Mais l’interrogatoire de Sandra Serrano par la police de Los Angeles suffit pour expliquer par quelles forces et par quelles méthodes naît une théorie du complot dont on voudrait nous faire croire qu’elle émane d’esprits fragiles, infectés par la paranoïa, cette maladie invoquée pour toute personne mettant en cause une vérité officielle. » (p.353)

    « La résistance et le terrorisme ne sont que les deux faces d’une même pièce de monnaie. » (p.392)

    http://alexmotamots.fr/ils-vont-tuer-robert-kennedy-marc-dugain/


  • par (Libraire)
    28 octobre 2017

    Marc Dugain verse une fois encore du côté de son penchant américain...
    En tournant autour d'un thème, Dugain réussit à nous faire lire un roman qui n'est jamais tout à fait le même. Le choix de s'inventer une légende personnelle familiale mêlée à celle titanesque des Kennedy réussit à transformer une enquête historique très documentée en une quête des origines assez troublante... Certes, la thèse du complexe militaro-industrel américain alliée au règlement de compte de la mafia pour faire tomber la famille Kennedy peut rebuter les farouches contempteurs des théories du complot... mais il faut reconnaître que Dugain sait raconter une histoire, si ce n'est l'Histoire.


  • par (Libraire)
    28 octobre 2017

    Un livre d'actualité brûlante

    Nous suivons un homme dans la recherche de la cause de l'élimination de ses parents; il pense que son père est lié à l'assassinat de Robert Kennedy. C'est le moyen de retracer l'époque américaine avec l'attentat contre JFK ,la mort de Marilyn puis de suivre Bobby dans sa volonté d'être lui aussi président!Mais le mauvais sort est toujours présent chez les Kennedy! Dans la lignée de ses précédents romans, notamment sur Hoover, un régal!!
    Marc.


  • 21 septembre 2017

    Le narrateur entrelace la thèse d'un complot destiné à « effacer » les Kennedy de la scène politique, avec une enquête sur la mort de ses parents. C'est évidemment très habile, comme nous y a habitué l'auteur.
    Mais pourvu que ce ne soit pas vrai et que la vie politique des USA et des pays occidentaux ne soit pas à ce point dirigée par les officines de renseignement et la Mafia états-uniennes, toujours omniprésente, d’après l’auteur ! Est-ce un roman dans lequel le plausible aide à bâtir l'argument de l'intrigue ou une enquête déguisée en fiction ?

    Denis Picot - Gargan'Lecteur


  • par (Libraire)
    25 août 2017

    Un grand moment de plaisir

    Éloge du frère, l’autre, peut-être bien le plus courageux des deux, Ils vont tuer Robert Kennedy est un roman tout à fait formidable sur l’Amérique des années 60, le clan Kennedy et l’histoire familiale du narrateur ; un universitaire persuadé que la mort de ses parents est intimement liée aux Kennedy.
    Construction brillante et peinture magistrale de l’époque, ce texte est un grand moment de plaisir !
    PS : mention spéciale pour la toute fin du roman assez épatante.


  • par (Libraire)
    14 août 2017

    Marqué par son histoire familiale Mark O’Dugain est un historien canadien spécialiste des Kennedy. Né d’un père français exilé au Canada après guerre, il est persuadé que son père est lié à l’assassinat de Robert Kennedy et consacre sa vie à éclairer ce pan de son histoire familiale. Ce nouveau roman de Marc Dugain se lit comme un documentaire sur la famille Kennedy et l’histoire politique américaine de l’après guerre. Mais c’est avant tout un roman à l’intrigue familiale complexe et passionnante mené par un narrateur borderline en perpétuelle quête d’une vérité qu’on lui a tue toute sa vie. Formidable ! Valérie