EAN13
9782846210942
ISBN
978-2-84621-094-2
Éditeur
Paris éditions
Date de publication
Collection
LITTERATURE
Nombre de pages
96
Dimensions
21 x 13,5 x 0,7 cm
Poids
180 g
Langue
français
Code dewey
843
Fiches UNIMARC
S'identifier

Offres

L'auteur : Écrivain, poète, grand voyageur, ancien directeur de la Villa Médicis à Rome, homme de télévision, Jean-Marie Drot a réalisé de très nombreux films, notamment : Les Heures chaudes de Montparnasse (14 émissions présentant plus de 150 écrivains, poètes, artistes, comédiens, compositeurs, photographes...), Les Peintres naïfs (13 films sur Haïti, la Yougoslavie, la Pologne...), de très nombreux journaux de voyage (La Grèce, Venise, l'Egypte, le Québec, New York...), ainsi que le monumental Journal de voyage à la recherche des arts du monde entier avec André Malraux (plus de 14 films).

Le livre : Aux antipodes de L'île, histoire d'une renaissance solaire, La Maison d'en face est une longue méditation sur une enfance sans cesse conjurée et l'enfouissement dans une maison solitaire de la campagne lorraine. Derrière le silence, le regard obsédant de l'enfant mort. De l'enfant fusillé que le narrateur porte tel un calvaire depuis bientôt cinquante ans. Obscure histoire d'un adolescent exécuté par la Résistance pour son appartenance à la Milice, et dont le souvenir hante à jamais le narrateur. Déchiré par ses cauchemars et la désolation du jardin qui le sépare de la maison d'en face, fermée, abandonnée sans doute, le narrateur tente de retrouver sa réalité. C'est, par bribes disparates, l'évocation d'une enfance coincée entre une boîte à curés et une famille distante, et la tentative de s'approprier le mystère de la maison d'en face. Car, brève accalmie, un matin, celle-ci s'est ouverte : un homme jeune, une jeune femme, Bérénice, y viennent, un moment, y abriter leurs amours et leur impuissance à communiquer. Liaison bientôt interrompue, solitude à nouveau omniprésente, il n'en faut pas plus pour que le narrateur/voyeur, s'arrache au silence et rejoigne Paris pour s'y perdre, substituant à l'étouffante retraite campagnarde l'isolement inhumain de la capitale où il va disparaître. La restitution d'une existence qui a manqué le rendez-vous avec l'amour, la fascination pour la mort et le silence. La peinture, lambeaux par lambeaux, d'un quotidien obscur partagé par tous ceux qui restent englués dans les habitudes et la soumission.
S'identifier pour envoyer des commentaires.