Maurice Leblanc

Biographie

Allô... le service de la Sûreté ? ... M. l'inspecteur principal Ganimard est-
il ici ? ... Pas avant vingt minutes ? Dommage !... Enfin !... quand il sera
là, vous lui direz ceci de la part de Mme Dugrival... Oui, Mme Nicolas
Dugrival.. ? Vous lui direz qu'il vienne chez moi. Il ouvrira la porte de mon
armoire à glace, et, cette porte ouverte, il constatera que l'armoire cache
une issue qui fait communiquer ma chambre avec deux pièces. Dans l'une
d'elles, il y a un homme solidement ligoté. C'est le voleur, l'assassin de
Dugrival. Vous ne me croyez pas ? Avertissez M. Ganimard. Il me croira, lui.
Ah! j'oubliais le nom de l'individu... Arsène Lupin !Les Confidences d'Arsène
Lupin est un recueil de nouvelles de Maurice Leblanc mettant en scène les
aventures d'Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur.Après le noir 813, Maurice
Leblanc revint aux nouvelles plus légères, dans le style de celles de son
premier recueil, Arsène Lupin gentleman cambrioleur. Elles ont paru dans Je
sais tout à partir d'avril 1911.Les trois dernières nouvelles, lors de leur
publication initiale, ne portaient pas le surtitre Les Confidences d'Arsène
Lupin. On peut supposer que le recueil projeté ne les incluait pas et que
Maurice Leblanc envisageait de les fondre dans un autre recueil, mais que,
pris par d'autres projets d'écriture plus importants (romans), il a choisi de
les inclure en dernière minute dans le recueil à publier chez Lafitte... à
moins que, compte tenu du faible nombre de nouvelles portant ce surtitre, il
ne s'agisse tout simplement d'une banale erreur des typographes de Je sais
tout.Il y aura ensuite une réédition en 1918 puis en 1933 avec quelques
nouvelles en moins. Du 26 juillet 1921 au 24 octobre 1921, les Confidences
d'Arsène Lupin paraissent sous forme de roman-feuilleton dans Le Journal du
Loiret.Dans la chronologie des aventures d'Arsène Lupin, Maurice Leblanc place
ces histoires avant L'Aiguille creuse et 813. On y retrouve le Lupin des
débuts, charmeur, à qui tout réussit, dans les situations perdues (Le Piège
infernal et sa morale « Ce que c'est que d'être joli garçon !... ») ou dans
les énigmes les plus impossibles à résoudre (notamment dans Le Signe de
l'ombre et L'Écharpe de soie rouge).